Carnets d'Oz

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Ce n'est qu'un au revoir...

Et voilà, notre courte aventure balinaise touche à sa fin.

Bali a beau être une île minuscule, huit jours auront à peine suffit à nous donner un aperçu de sa richesse culturelle, spirituelle, gastronomique, humaine et écologique. On se trouve ici au beau milieu d'un réel paradis qui, au fil des années, lutte pour conserver son authenticité face aux dérives de l'urbanisation, du tourisme et de la mondialisation et où une bonne partie de la population vit dans une grande pauvreté.

Voyager dans un pays où l'on possède un pouvoir d'achat si ridiculement élevé est une expérience à double tranchant: le bonheur de séjourner dans des hôtels magnifiques, d'aller au restau deux fois par jour et de pouvoir s'offrir à peu près tout et n'importe quoi est assombri par la relation forcément biaisée qu'on entretient en permanence avec les locaux, et la désagréable sensation d'être "filthy rich" - dégueulassement et injustement riche par rapport à eux.

Nous espérons revenir ici un jour et aussi visiter le reste de l'Indonésie, car après cette semaine pleine de vie et de couleurs l'occident nous parait un peu, pour reprendre une belle expression vue dans un livre, comme un jacuzzi qu'on aurait oublier d'allumer!

Danse traditionnelle du Legong à Ubud
Chaque matin, les balinais préparent avec soin des offrandes qu'ils déposent un peu partout...
La plage d'Amed est recouverte de bateaux de pêcheurs (et parfois de touristes français adeptes de snorkeling)
Vue typique à l'Ouest de l'île
Sacs de riz, poules, familles entières... Le scooter est utilisé pour transporter tout et n'importe quoi à Bali!
Pura Ulun Danu Bratan, temple sur le lac Bratan
Cérémonie religieuse dans un petit village du centre à laquelle nous avons eu la chance d'assister
Tanah Lot, temple aussi beau que touristique au Sud de l'île
Spectacle de Shadow Puppet à Ubud
Promenade dans les rizières qui entourent Ubud
Impressionant spectacle de Kecak (danse du singe) à proximité d'Ubud


Diaporama crée avec flickrSLiDR.

Ce billet marque certainement la fin des Carnets d'Oz... Alors merci pour votre fidélité sans faille depuis un an et demi, ce fut un vrai plaisir que de vous raconter nos aventures et surtout de vous lire, de garder malgré tous les kilomètres un lien avec vous. Et maintenant, RDV en France où on compte bien vous revoir tous très vite et fêter dignement nos retrouvailles! (on croise toujours les doigts pour que notre avion ne soit pas annulé mercredi)

Bises à tous et... à bientôt! :)

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Bali nous voila!

Désolé pour le caractère un peu à l'arrache de ce post mais le temps nous est compté!

A peine débarqués sur le tarmac de l'aéroport de Denpasar, nous entrons dans un monde bien différent de la Nouvelle Zélande. Chaleur, humidité, porteurs de bagages et harangueurs en tous genres qui nous accostent vigoureusement dans l'espoir de nous soulager de quelques milliers de rupiahs...

Nous louons rapidement un 4x4 miniature à 90 euros la semaine et nous mêlons au traffic déchaîné qui règne aux abords de Denpasar, direction Ubud. Conduire à Bali pour la première fois est une expérience à la fois terrifiante et jubilatoire: des hordes de motos et scooters débarquent de tous côtés et le nombre de voies semble être une notion abstraite qui n'a rien à voir avec le marquage au sol. Les petites routes de campagne n'ont rien à envier aux grands axes: chiens errants, poules et piétons sont les obstacles du slalom infernal que nous franchissons en tentant d'absorber simultanément le spectacle incroyable de rizières, palmiers et villages traditionnels qui déroule sous nos yeux.

Nous arrivons à Ubud à la tombée de la nuit et trouvons notre hôtel, grande demeure surannée plantée au milieu des étangs de nénuphars où les chambres aux proportions princières équivalent au prix d'un Formule 1. Nous dégustons un cocktail de fruits frais et mangeons dans un cadre idyllique avant de nous écrouler de fatigue.

Nous rendons visite aux adorables singes de la Monkey Forest ce matin avant de refaire notre garde robe, et assisterons à un spectacle de danse ce soir avant de reprendre la route demain vers l'Est. Moins de 24 heures après notre arrivée, nous sommes déjà conquis!

A suivre...

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Damned!

Mercredi dernier, après une rapide visite du Frantz-Joseph glacier, nous décidons de fuir les intempéries en remontant la côte ouest le plus vite possible.
Marre de passer notre temps dans les backpackers à regarder des films parce qu'il pleut à torrents!

Sur la route qui mène à Nelson, le décor change radicalement: la forêt de pin laisse place à une véritable jungle et les côtes se font de plus en plus sauvages. Ici, on croise surtout des touristes et, comme eux, nous nous arrêtons à Purakanui pour voir les Pancake Rocks, l'étape photo obligatoire.

A Nelson, le soleil est de retour et, avec lui, l'envie de partir à « l'aventure ». Nous réservons un super-tour-en-canöe-qui-coûte-un-bras pour le lendemain: deux jours le long des côtes de l'Abel Tasman National Park, tous seuls comme des grands, en camping et en compagnie des phoques... Youhouuuu! Nous faisons les courses, préparons les sacs et nous endormons tôt pour vite nous réveiller et... et... et découvrir que Tom a la gorge prise et de la fièvre!
120 dollars de docteur plus loin ($120!!!!! On a jamais été aussi heureux d'être assurés!), Tom a officiellement une bronchite. Commence alors la valse des frais d'annulation dont je vous passerai les détails ;).

Bien décidés à quitter cet endroit porte-malheur, nous filons à Picton pour... louer une chambre dans un backpackers et regarder des films :) DAMNED!

Nan, au final on ne s'en sort pas si mal que ça: la route vers Marlborough Sound est, encore une fois très belle, Tom s'est remis assez vite de sa Bronchite ce qui nous a permis de faire une croisière sur le sublime Queen Charlotte Sound (qui nous a beaucoup rappelé les îles Whitsunday), nous avons mis les voiles vers Kaikoura et avons rencontré de nombreuses colonies de kekeno (phoques) en chemin...

Voilà, vous savez tout! Nous dormons donc à Kaikoura ce soir et demain, si tout va bien, nous irons voir les deuxièmes plus grandes baleines au monde (Sperm Whale – et pas de commentaires s'il-vous-plaît!), avant de retourner au point de départ, Christchurch, et de s'envoler vers Bali.

Une bise à tous et à très vite.

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De Milford à Queenstown

Peu importe le climat, la Nouvelle-Zélande est toujours belle. Nous sommes passés des monumentaux fjords embrumés de Milford (voir la taille du bateau sur la photo de gauche quand elle est agrandie) aux montagnes ensoleillées de Queenstown d'un jour à l'autre - et avons célébré notre première vraie belle journée depuis plus de deux semaines.

La ville de Queenstown est très touristique mais la région est magnifique, pas étonnant que de nombreuses scènes du Seigneur des Anneaux aient été tournées ici...

Nous partons demain en direction du lac Wanaka et des glaciers de la côte Ouest. A très vite pour le prochain épisode! Bisous à tous.

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En attendant Milford

Mirror Lakes, sur la route de Milford

L'hiver est arrivé avant l'heure au Fiordland National Park, provoquant des glissements de terrain et rendant impossible l'accès à Milford Sound, le fjord le plus spectaculaire (et visité) de la région.

Les fjords se decoupent dans la brume

En attendant que la route soit dégagée, nous avons posé le camp à Manapouri, dans un backpackers plutôt atypique puisque nous disposons de notre propre petit chalet avec cheminée et vue imprenable sur le lac et les montagnes avoisinantes.

Notre cocon
Kea dessiné pour passer le temps

Voici quelques clichés pris en chemin depuis Invercargill, histoire de vous faire partager les jolis coins qu'on découvre chaque jour malgré les caprices persistants de la météo.

Sur les côtes sauvages de Cosy Nook
Premier aperçu du Fiordland
Boîtes aux lettres de Colac Bay

NB: nous avons choisi d'écourter notre voyage et de rentrer dans les semaines qui viennent pour être auprès de la maman de Deby qui est souffrante. On vous tiendra au courant des dates bientôt, la bonne nouvelle étant qu'on pourra se revoir plus tôt! Bises.

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In the mood for mud

Une journée comme les autres sur Stewart Island

Tous les jours, le Ferry qui relie Rakiura (pop. 350, également connue sous le nom de Stewart Island) au reste de la Nouvelle-Zélande crache une poignée de visiteurs venus dans le seul espoir de croiser le chemin du célèbre et rarissime Kiwi. Emblème national, curiosité animale comme seule une île isolée pendant des millions d'années peut en produire, le Kiwi ressemble à un gros poulet poilu au bec surdimensionné qui possède, entres autres, les particularités de ne pas voler et de pondre les plus gros oeufs au monde par rapport à sa taille. Il a également le don moins connu de rendre légèrement cinglés ceux qui, au prix d'une pénible et onéreuse quête, s'échinent à l'apercevoir mais s'en retournent souvent bredouille, et dont nous faisons malheureusement partie.

Halfmoon Bay, unique partie habitée de l'île

Deux bateaux et 30 kilomètres de marche dans la boue, la pluie et le vent n'auront donc pas suffit à satisfaire notre soif de Kiwi. Le pire dans cette expédition, ce n'est pas le mauvais temps persistant, les prix abusifs pratiqués sur Stewart Island, les rivières de boue à traverser ou encore les nombreux oiseaux et daims qui se font la malle au moment où on dégaine l'appareil photo. Non, le pire est bien de voir débarquer par avion une escouade de seniors américains sous amphets qui, sans avoir eu à marcher un petit kilomètre, s'approprient le refuge, sifflent bruyamment leur pinard et leur Jack Daniels en jouant aux cartes puis ronflent toute la nuit avec la discrétion d'une Harley Davidson. Ou comment fuir la civilisation pour se la reprendre de plein fouet, un grand paradoxe qui entame un peu nos aspirations de grand randonneurs...

Tout n'est pas perdu, on a quand même aperçu de jolis piafs (et entendu le chant si spécial du Tui) sur le chemin et notre inexpérience, la boue et les trajets agités en bateau nous auront bien fait rire... On continue quand même de croiser les doigts pour que le soleil revienne, enfin, sur la Terre du Milieu. Prochaine étape: Fiordland National Park!

Un Tomtit s'élance...
New Zealand Robin curieux
Wood Pigeon

PS: pas d'excursion à Ulva Island en raison du mauvais temps, snif.

PPS: si quelqu'un souhaite envahir l'Allemagne ce mois-ci c'est le bon moment: ils sont tous en NZ.

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Plic-ploc, plic-ploc

La pluie s'est pendant un temps mêlée au vent, puis le vent a disparu pour ne laisser que la pluie. Et le gris. On a quand même profité de quelques courtes éclaircies pour aller à Nuggets Point, superbe promontoire où un phare surplombe de grosses roches peuplées d'otaries.

Autrefois chassées jusqu'à ce qu'elles soient menacées d'extinction, les otaries - désormais protégées - se sont réappropriées leur habitat naturel. Leurs journées, passées à faire la sieste et à batifoler dans l'eau, ne semblent dérangées que par les énormes vagues qui s'écrasent parfois sur les Nuggets.

On ne s'avance pas trop en vous disant que les bourrasques de ces derniers jours sont les plus violentes qu'on ait jamais connues. A vous faire sérieusement perdre l'équilibre; à transformer une ballade sur la plage en épreuve dont on ressort les oreilles remplies de sable; à vous faire dormir dans la voiture car il est impossible de planter une tente. Si elles sont parfois difficiles, ces conditions nous offrent un côté impressionant et dramatique qu'on aime aussi... Ce serait quand même bien de faire revenir le soleil maintenant hein!

Ah oui, on croise toujours beaucoup de moutons aussi. Ca fera plaisir à certains de le savoir je crois.

J'allais oublier, on a fait la connaissance d'une otarie très sympa à Curio Bay. Elle a essayé de croquer une touriste stupide qui l'avait confondue avec un chien, on regrette simplement qu'elle ne l'ait pas eue!

On croise les doigts pour que le beau temps revienne cette semaine car on part à Stewart Island après-demain en principe. On espère vous montrer des photos de Kiwis pour le prochain post! Bises à tous et à très bientôt.

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Du vent, du froid et des pingouins

Le paysage évolue alors que nous quittons les Alpes du Sud et le Canterbury pour entrer dans l'Otago: les montagnes laissent place aux collines et aux côtes riches en faune marine. Des myriades de cormorans d'Oamaru aux pingouins et phoques assoupis de Moeraki, les colonies sont nombreuses, facilement observables et jalousement protégées par les autorités; un vrai paradis pour nous en somme!

Côté villes et villages rien de bien différent par rapport à l'Australie si ce n'est un héritage britannique plus prononcé et la présence de la langue Maori un peu partout. L'isolement géographique et culturel plane toujours un peu partout où on passe, et les films Néo-Zélandais vus récemment (Whale Rider, In My Father's Den - qu'on vous conseille d'ailleurs) reflètent ce sentiment d'être un peu « dans un trou ».

Niveau météo, le pays commence à montrer son véritable visage puisque depuis 2 jours pluie, soleil, froid, chaleur, grêle et vent violent se succèdent sans ordre ni logique apparente si ce n'est de confirmer la règle des «4 saisons en un jour ».

Les intempéries nous ont poussés vers le musée de Dunedin, où on a pu admirer le savoir-faire Maori en matière de sculpture et gravure sur bois.

Si le vent veut bien se calmer demain nous irons faire un tour sur la péninsule d'Otago et au sanctuaire d'Orokonui, à la rencontre d'oiseaux hauts en couleurs dont l'Albatros Royal et ses 3 mètres d'envergure... A suivre donc!


Diaporama crée avec flickrSLiDR.

Bises à tous! (PS pour ceux qui n'avaient pas remarqué vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus)

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Bienvenue dans les Alpes

Et voilà, seulement 3 jours qu'on est partis de Christchurch et on s'en prend déjà plein les yeux!

Un grand merci à vous tous pour vos commentaires et vos votes, désormais c'est officiellement « Bibine» qui nous transporte d'un point à l'autre dans ce merveilleux pays. « Another Wairea Desperado Gollum » étant son deuxième prénom :)

Alors, que dire de notre voyage en terre Maori pour l'instant? Un temps radieux et étonnament chaud (le jour seulement, les nuits sont... glaciales), des paysages à couper le souffle, des touristes allemands et japonais partout et des moutons bien sûr, beaucoup de moutons... Aucune galère à déplorer jusqu'ici si ce n'est notre tente qui nous lâche un peu plus chaque jour et qu'on va devoir remplacer au plus vite.

Sur les recommandations de Tabriiice, Cécile et notre Cathou nationale, nous avons foncé depuis Christchurch vers l'Ouest et les lacs cristallins de Tekapo et Pukaki avant de rejoindre le Mt Cook National Park, où nous avons été réveillés par les Keas, de gros perroquets alpins aussi intelligents que facétieux (vidéo à venir). Au bout d'un chemin de rando on a pu observer des icebergs (voir photos) et des russes en slip dans l'eau glacee (pas de photo). On vous laisse découvrir la beauté des paysages en photos et on se remet en route vers le Sud, où on espère rencontrer pingouins, phoques et autres bestioles marines.


On pense bien fort à vous et on vous embrasse!


Diaporama crée avec flickrSLiDR.


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Kia Ora et E noho ra de Christchurch

« Bonjour et au revoir »: à peine arrivés que nous repartons déjà de Christchurch. L'envie d'aller explorer l'île est trop pressante et la ville, avec son mélange pas bien folichon d'églises néo-gothiques et de bâtiments plus récents style administration allemande des années 60, n'a rien pour nous retenir plus longtemps. Ne vous étonnez donc pas si on a été davantage inspirés pour prendre en photo cette jolie fleur croisée dans la rue de notre Backpacker:

C'est au volant de notre nouvelle titine, une Toyota Corona achetée aujourd'hui à un couple austro-belge (ça ne s'invente pas), que nous nous mettrons en route demain matin. Les procédures administratives de transfert d'un véhicule en Nouvelle-Zélande laissent rêveur puisqu'une simple visite au bureau de poste et $10 suffisent...

Une petite sortie dans les collines en dehors de la ville au coucher du soleil nous a permis de tester la bête, et de profiter de notre premier beau panorama néo-zélandais (moutons inclus):

Avant de prendre véritablement la route nous devons naturellement baptiser notre nouveau destrier, et pour cela on a besoin de votre aide! Merci donc de choisir parmi les 3 propositions suivantes – ou de nous soumettre votre idée si vous vous sentez d'humeur créative:

  • Bibine (parce que Corona)
  • Pukaki (parce que joli nom Maori qui désigne un lac)
  • Gollum (parce que après la Guerre des Etoiles, le Seigneur des Anneaux...)

A très bientôt sur la route et plein de bises à tous! xxx

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